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GALERIE INCOGNITO AIME LES RENCONTRES D'ARLES

GALERIE INCOGNITO AIME LES RENCONTRES D'ARLES

février 01, 2021

ARLES ET GALERIE INCOGNITO 

 

Galerie Incognito ne pouvait imaginer un meilleur cadre, et un meilleur contexte, pour passer du virtuel au physique. Dans le cadre de l'édition 2021 des Rencontres de la Photographie, Galerie Incognito a ainsi imaginé “De l’Autre Côté du Miroir de l’Art”, un dispositif à l’image de l'expérience inédite qu’elle vous propose depuis plus d’un an, à ciel-ouvert, autour de la valeur émotionnelle de l’art et de l’importance de la Rencontre. 3 soirées de performances et de rencontres artistiques émouvantes, hypnotiques et réjouissantes. 

 

LES RENCONTRES D’ARLES

 

Elles sont à la photographie ce que Cannes est au cinéma. Depuis 1970, les Rencontres d’Arles proposent chaque été une radiographie de la photographie contemporaine. Dans le marché de la photographie, Les Rencontres sont devenues une référence à part entière, détrônant New York ou Londres. Retour sur un demi-siècle d’audace. 

Les Rencontres d’Arles sont un festival annuel de photographie, fondé en 1970 sous l’impulsion du photographe arlésien Lucien Clergue, l'écrivain Michel Tournier et l’historien Jean-Maurice Rouquette. La photographie est alors considérée comme un art dit mineur. Le festival va contribuer à sa reconnaissance, et ce rendez-vous est devenu un événement culturel majeur. En 50 ans, les Rencontres d’Arles ont accueilli les principales figures mondiales de la photographie, et révélé de nombreux talents.

© Lucien Clergue

 

LES PREMIÈRES ANNÉES 

 

La première édition des Rencontres a lieu dans la salle d’honneur de l’Hôtel de Ville de Arles, un soir de juillet en 1970, sous une chaleur étouffante et sans prétention. Le trio fondateur craint le fiasco, ou le flop, mais dès vingt et une heure, une foule compacte envahit la salle et grimpe sur les bancs dans l’espoir d’apercevoir les premières diapositives projetées sur un écran. Elles seront commentées jusque très tard dans la nuit. C’est le début d’une aventure emblématique pour l’histoire des festivals du monde, et pour la ville d’Arles. 50 ans et des millions de visiteurs plus tard, la ville provençale est en effet devenue la capitale internationale de la photographie, mais pas que ; elle est devenue le lieu d’innombrables découvertes, de débats, parfois de scandales et de rencontres évidemment.

La première équipe des Rencontres : Jean-Claude Lemagny, Tobb Webb, Michel Tournier, Lucien Clergue, Jean-Claude Gautrand, Jean-Pierre Sudre, Edouard Boubat, Denis Brihat, Jean Dieuzaide, Jean-Maurice Rouquette. photo : Marc Pérard

 

En 1965, les fondateurs Lucien Clergue et Jean-Maurice Rouquette, n’ont pas de budget pour mener à bien leur projet. Alors ils sollicitent les plus grands photographes de l’époque, dont certains ne sont pas encore reconnus, pour initier la collection. Paul Strand, René Burri, Hans Silvester, Alexey Brodovitch, Man Ray, William Klein répondent à l’appel. 

MAN RAY, Nature morte avec un jeu d'échecs, moulage en plâtre et A l'Heure de l'Observatoire - Les Amoureux, vers 1935-1936

 

© William Klein / painted Contact Sheet
William Klein, Muhammad Ali, Miami, 1964. 

 

Cette période des «pionniers et des défricheurs» est également marquée par la présence d’Édouard Boubat (en 1971), de Jeanloup Sieff (1972) ou encore de Marc Riboud (1976). La présence d’Ansel Adams, monument de la photographie californienne, en 1974, convainc notamment Henri Cartier-Bresson et Brassaï de faire le voyage à Arles, eux qui étaient initialement réticents face à ce qu’ils considéraient comme une “manifestation pour amateurs distingués". Une fois sur place, les photographes se prêtent au jeu et à l'ambiance sacrée des Rencontres et commentent leur travail sans relâche et sans détours. En 1975, Robert Doisneau est à l'honneur et partage l’affiche avec de grands maîtres internationaux, tels que Yousuf Karsh, André Kertész et William Eugene Smith

Jeanloup Sieff, Par un jour pluvieux 

Henri Cartier-Bresson, Livourne, Italie (1933). © Fondation Henri Cartier-Bresson/Magnum Photos

Paris de nuit par Brassaï

 

André Kertész, Nageur sous l'eau

 

La toute première édition des Rencontres s’intitule un “Hommage à Weston" et se consacre notamment au photographe Edward Weston, grand maître américain ainsi qu'à Gjon Mili. Elle milite pour une reconnaissance de la photographie, comme l’annonce l’exposition manifeste, “La photographie est un art.” 

En 1977, Arles s'impose comme la capitale de la photographie. Les Rencontres se professionnalisent : la durée s’allonge, le programme s’enrichit, les expositions s'étoffent et s’emparent de lieux patrimoniaux et la manifestation impose son style. 

En 1986, les Rencontres font appel à l'excellent communicant François Hébel qui introduit les nouvelles tendances photographiques, notamment l'image animée, les grands formats, les tirages sur toile, les affiches… Lors de l'été 1987, sous son initiative, le style acidulé de Martin Parr, encore inconnu, et The Ballad of Sexual Dependency, la projection de Nan Goldin retraçant sa vie intime avec ses amis marginaux sont à l’honneur. En 2002, Hebel imagine « Here is New York », une exposition présentant les documents réalisés par les témoins du 11 Septembre entérinant la révolution numérique. 

 © Martin Parr

 

INCUBATEUR CULTUREL ET CENTRE D'EXPÉRIMENTATION

 

Les Rencontres d’Arles sont également un authentique vivier de nouveaux talents. En effet, si des photographes célèbres lui ont fait confiance (Ansel Adams, Manuel Álvarez Bravo, Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau, Don McCullin, Gisèle Freund, André Kertész, Josef Koudelka, Sergio Larrain…),  le festival a surtout accompagné bien des parcours de photographes encore méconnus d’alors : Sophie Calle, Thibaut Cuisset, Alain Fleischer, Gao Bo, Nan Goldin, Françoise Huguier, Annette Messager, Martin Parr, Sophie Ristelhueber... 

Sophie Calle, VOIR LA MER 

Annette Messager, Mes voeux
    

Le programme tire sa richesse de la multiplicité des points de vue des photographes. Il arrive que les artistes se voient confier une partie de la programmation, comme ce fut le cas pour Martin Parr, Raymond Depardon, Nan Goldin ou le couturier arlésien Christian Lacroix ou que la photographie entre en résonance avec le cinéma, la musique ou l’architecture. Les dernières éditions de ces événements ont ainsi abordé la photographie autour de différents sujets : Peut-on penser aujourd'hui encore une esthétique du noir et blanc pour la photographie ? (2013), Comment les réseaux sociaux agissent sur la créativité et l’information, ? (2011), La commande en photographie : liberté ou contrainte (2008), Enjeux et mutations du marché de la photographie (2007) ou encore Un enjeu de masse : de la diffusion de la photographie à la gestion des archives (2019). 

Raymond Depardon, Manhattan, New York, 1981

Dans une société plus que jamais saturée d'images, où l’on n’a jamais produit autant de clichés avec nos smartphones, la photographie aurait pu devenir dérisoire. Et pourtant, on n’a jamais autant eu besoin de sens. Les Rencontres d’Arles font des choix qui créé une voix exigeante et humaniste dans le flux continu d’images. 

 

LES RENCONTRES D’ARLES 2021

 

“Dans l’urgence du présent, il s’est agi avant tout d’un engagement”. -  Christoph Weisner, Directeur des Rencontres d’Arles

Annulé l'an dernier, le festival international de la photographie revient de plus belle en 2021.Cette nouvelle édition tournera notamment autour de la question des genres et des identités, des débats actuels et des évolutions sociales. Une série d’expositions inédites sera consacrée à la question de l’identité avec un volet intitulé “Masculinités- La Libération par la Photographie” réunissant une cinquantaine d’artistes du monde entier dont Laurie Anderson, Richard Avedon et Bas Jan Ader, sur la manière dont la masculinité a été codée, interprétée et construite socialement des années 1960 jusqu’à aujourd’hui, par le biais du cinéma et de la photographie. 

ROTIMI FANI-KAYODE, Sans Titre, 1985

Comme à son habitude, le festival s’emploie également à explorer l’histoire de la photographie à travers ses plus importantes figures. Cette année, l'édition célébrera ainsi deux grandes dames. À travers une rétrospective inédite du festival, présentée dans l’atmosphère solennelle de la chapelle du Museon Arlaten récemment restaurée, les visiteurs découvriront la grande diversité du travail de la photographe Sabine Weiss, dont le fil rouge est la profonde compassion de l'artiste pour l’être humain, connu ou étranger. Autre regard féminin particulièrement marquant du 20eme siècle, la designer française Charlotte Perriand sera également à l’honneur. Montrées pour la première fois au grand public dans le Monoprix d'Arles, théâtre récurrent d'expositions lors des Rencontres, les archives de l'artiste réunissent une incroyable collection de photographies, tirages d’époque, négatifs, magazines découpés et photographies personnelles et mettent en lumière sa conception du monde et sa méthode de travail, notamment pour produire ses photomontages monumentaux. 

Sabine Weiss, Paris, Saint-Sylvestre, 1980  

HLM boulevard des Maréchaux, 1936 / Archives Charlotte Perriand ADAGP 2020

 

Premier festival de photographie de l’Histoire et observatoire de la création contemporaine et des pratiques photographiques, les Rencontres d'Arles sont avant tout mille et une sensibilités et autant de regards sur le monde qui se croisent, dont le dénominateur commun est un goût prononcé pour le présent.

QUELQUES DATES :

1981   Exposition de Robert Mapplethorpe. 

1985  Présentation exceptionnelle du travail de David Hockney qui signe l'affiche du festival.

1988 Rétrospective Germaine Krull. Grande exposition sur la Chine avec 40 photographes.

2001 Éclectisme avec les expositions de Garry Winogrand, Luc Delahaye et Stéphane Couturier.

2004 Martin Parr, commissaire invité, multiplie les propositions autour du « documentaire conceptuel ».

2008 Christian Lacroix est le commissaire invité. Françoise Huguier et Sabine Weiss exposent leur travail.

2018 Un nouveau record de fréquentation est atteint avec 140 000 visiteurs.

 

 

Giulia Gabriele




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