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GALERIE INCOGNITO AIME PETER LINDBERGH

GALERIE INCOGNITO AIME PETER LINDBERGH

octobre 27, 2021

 « Je veux bien être un esclave de la mode, mais un esclave libre !", Peter Lindbergh

Kate Moss photographiée par Peter Lindbergh (1944-2019) au nord de l’Etat de New York, en 1994. © Peter Lindbergh.

Kate Moss photographiée par Peter Lindbergh (1944-2019) au nord de l’Etat de New York, en 1994. © Peter Lindbergh.

 

Peter Lindbergh, est le pseudonyme choisi par l'immense photographe né sous le nom de Peter Brodbeck, connu pour ses clichés en noir et blanc de stars et de mannequins. Né en 1944, le photographe allemand a collaboré avec de nombreuses revues de mode (VogueVanity FairHarper’s Bazaar…) et a participé à un grand nombre de publicités ainsi qu’au fameux calendrier Pirelli, faisant de ses clichés des images iconiques du monde de la mode.

 

 

Après plus de quarante ans de carrière, il est le photographe à qui on attribue l’éclosion du phénomène top-modèles – ses portraits de Naomi Campbell, Cindy Crawford, Linda Evangelista, Tatjana Patitz et Christy Turlington resteront dans l’histoire .  Peter Lindbergh les a érigé au rang de superstars.

« J’essayais de les photographier d’une manière différente, mais personne ne semblait s’en soucier à l’époque… Je voulais m’éloigner de la femme plutôt formelle, parfaitement stylée qui était très artificielle. J’étais plus préoccupée par une femme plus franche et aventureuse qui contrôle sa vie et pas trop préoccupée par son statut social émancipé par la protection masculine. »

- Peter Lindbergh

Estelle Lefébure, Karen Alexander, Rachel Williams, Linda Evangelista, Tatjana Patitz & Christy Turlington, Santa Monica, 1988

Estelle Lefébure, Karen Alexander, Rachel Williams, Linda Evangelista, Tatjana Patitz & Christy Turlington, Santa Monica, 1988 © Peter Lindbergh. Courtesy of Peter Lindbergh, Paris

 

Peter Lindbergh entouré des Supers Tops (en partant de la gauche) - Christy Turlington, Tatjana Patitz, Naomi Campbell, Cindy Crawford et Linda Evangelista.

Peter Lindbergh entouré des Supers Tops (en partant de la gauche) - Christy Turlington, Tatjana Patitz, Naomi Campbell, Cindy Crawford et Linda Evangelista.

 Peter Lindbergh, The Wild Ones: Cindy Crawford, Tatjana Patitz, Helena Christensen, Linda Evangelista, Claudia Schifer, Naomi Campbell, Karen Mulder, and Stephanie Seymour, Brooklyn, American Vogue, May 1991

Peter Lindbergh, The Wild Ones: Cindy Crawford, Tatjana Patitz, Helena Christensen, Linda Evangelista, Claudia Schifer, Naomi Campbell, Karen Mulder, and Stephanie Seymour, Brooklyn, American Vogue, May 1991

 

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Peter Lindbergh Supermodels cover on British Vogue

 

 

Ses clichés au grain et à l’atmosphère réalistes, le plus souvent en noir et blanc, sont une signature reconnaissable. Ce qui, en soi, est une qualité cruciale, a fortiori sur un marché de l’image saturé de propositions manquant souvent de conviction. Mais c’est aussi derrière les clichés qu’il faut chercher les raisons de son succès.

 « Je ne pense pas que la beauté réelle puisse exister sans vérité; cette idée discrédite les retouches excessives du monde actuel. »

 

Noir et blanc

Après avoir passé son enfance à Duisbourg, dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, il était parti étudier à l’Académie des beaux-arts de Berlin, motivé par sa passion pour la sculpture et le cinéma allemand de l’entre-deux-guerres.

Rapidement il devient « la comète de la publicité allemande »4. Il se distingue par ses images en noir et blanc et un langage pictural marqué par l'expressionnisme allemand et par la scène artistique berlinoise des années 1920. Il privilégie les séries intemporelles racontant une histoire. Ce que l'on retient surtout de lui, c'est son empathie et sa capacité à capturer la personnalité de ses modèles.

«Je viens de la Ruhr. Il n'y a vraiment rien de joli là-bas. C'est la stricte construction humaine, la représentation même du travail, les mines, le gris des usines géantes, l'uniformité du paysage industriel. Plus je vieillis, plus je réalise que ma vision de la beauté, c'est exactement ça: la Ruhr. Cette beauté, qui n'est pas belle à première vue, même un peu sinistre. Le contraire du joli, du soigné, du coquet ; chers à la publicité. C'est pour cela que je ne voulais pas travailler au début de ma carrière pour le Vogue américain. Cette femme soignée, magnifique, impeccable, sophistiquée, ne me touchait pas. Je ne pouvais pas la photographier. Cela n'a pas changé. » avouera-t-il.

Peter Lindbergh, Michaela Bercu, Linda Evangelista and Kirsten Owen, Nancy, 1988 (Comme des Garçons advertising campaign, S/S 1988)  (Peter Lindbergh Studio, Paris Gagosian Gallery)
 Peter Lindbergh, Michaela Bercu, Linda Evangelista and Kirsten Owen, Nancy, 1988 (Comme des Garçons advertising campaign, S/S 1988)  (Peter Lindbergh Studio, Paris Gagosian Gallery)
 

 

 

Sa réputation grandit en Allemagne, et il se joint alors à l’équipe du magazine Stern, où il côtoie les photographes légendaires que sont Helmut NewtonGuy Bourdin et Hans Feurer6,7. Quelques années plus tard, il s'installe à Paris3. En 1978, il emménage à Paris pour y poursuivre sa carrière. Il partagera les dernières années de sa vie entre Paris, Arles et New York.

 Stern Magazine, Peter Lindebergh, cover

 

LINDA EVANGELISTA, STERN MAGAZINE, 1990

LINDA EVANGELISTA, STERN MAGAZINE, 1990 © Peter Lindbergh

 

Ses clichés au grain et à l’atmosphère réalistes, le plus souvent en noir et blanc, sont une signature reconnaissable. Peter Lindbergh crée une nouvelle forme de réalisme en redéfinissant les canons de la beauté grâce à des images intemporelles marquées par l’influence de photographes documentaires, de photographes ambulants ses maîtres sont André KertészRichard Avedon ou Irving Penn4. Son approche humaniste et son idéalisation de la femme le distinguent des autres photographes : Peter Lindbergh s’intéresse avant tout à l’âme et à la personnalité de ses sujets. Convaincu que l’intérêt d’un sujet réside ailleurs que dans son âge, il bouscule les normes de la photographie de mode à une époque où l’on a l’habitude d’exagérément retoucher les images.

Dans une industrie gavée de marques, de défilés et de happenings, Peter Lindbergh jugeait la photographie de mode sévèrement, regrettant qu’elle soit mise sous pression par les exigences financières, notamment celles des annonceurs : « C’est une vache : elle mange un truc, avale, régurgite et puis remâche la même chose et recommence. C’est un grand recyclage en boucle. »

 En 2014, Peter Lindbergh explique en entrevue que « la responsabilité des photographes, aujourd’hui, doit être de libérer les femmes et, en somme, tout le monde, de la hantise de la jeunesse et de la perfection ».

 Jessica Chastain © Peter Lindbergh / Pirelli
Jessica Chastain © Peter Lindbergh / Pirelli

 

Léa Seydoux © Peter Lindbergh / Pirelli

Léa Seydoux © Peter Lindbergh / Pirelli

 

Linda Evangelista, Août 1998 - Vogue Anglais PETER LINDBERGH

Linda Evangelista, Août 1998 - Vogue AnglaisPETER LINDBERGH

 

L’autorité de son CV lui offrait le privilège de faire autrement : « Je ne travaille pas à l’écran. J’ai besoin de temps pour faire une photo, elle se construit progressivement. Pour moi, les images sont plus intéressantes quand on crée une intimité. »

Ses portraits en noir et blanc, sur fond de paysages industriels, étaient devenus la marque de fabrique du photographe dès les années 1990 en photographiant Naomi Campbell, Cindy Crawford, Claudia Schiffer ou Kate Moss.

 Lynne Koester, Paris , 1984 © Peter Lindbergh. Courtesy of Peter Lindbergh, Paris

Lynne Koester, Paris , 1984 © Peter Lindbergh. Courtesy of Peter Lindbergh, Paris

Linda Evangelista in Chanel, New York, 1992. Photograph- Peter Lindbergh/Courtesy of Peter Lindbergh, Paris/Gagosian Gallery

Linda Evangelista in Chanel, New York, 1992. Photograph- Peter Lindbergh/Courtesy of Peter Lindbergh, Paris/Gagosian Gallery 

 

En 2016, il avait expliqué vouloir, par ses photos, défendre les femmes contre les stéréotypes de la beauté :

« Je répète très souvent que nous, les photographes, sommes là pour libérer les femmes de la dictature de la perfection et de la jeunesse. L’industrie fait son boulot, elle a des produits à vendre, mais tout le monde n’est pas obligé de suivre. L’image que l’on renvoie aux femmes aujourd’hui est épouvantable. Avec Photoshop, on en fait des robots, comme si c’était un avantage de faire 1,80 m et 45 kg. Pour moi, cette norme signe la fin de la civilisation. »

 Jeanne Moreau, Paris, 2003 Vanity Fair © Peter Lindbergh (Courtesy of Peter Lindbergh, Paris / Gagosian Gallery)

Jeanne Moreau, Paris, 2003 Vanity Fair © Peter Lindbergh (Courtesy of Peter Lindbergh, Paris / Gagosian Gallery)

 

Tina Turner in Paris, wearing Azzedine Alaïa. Photographed by Peter Lindbergh c. 1989.

Tina Turner in Paris, wearing Azzedine Alaïa. Photographed by Peter Lindbergh c. 1989. 

Celui qui aimait photographier les femmes sans fards, dans des mises en scènes souvent expressionnistes, avait immortalisé l’actrice Salma Hayek, la jeune activiste suédoise Greta Thunberg ou encore la première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern.

Salma Hayek Peter Lindbergh British Vogue

Salma Hayek Peter Lindbergh British Vogue  

 

 

 PETER LINDBERGH ET AZZEDINE ALAIA

Galerie Incognito vous invite à voir à Paris jusqu’au 2janvier 2022, une exposition dévoilant l'amitié unique nouée entre le célèbre couturier et Peter Lindbergh à la Fondation Azzedine Alaïa.

 Comme les rencontres artistiques qui ont soudé Richard Avedon et Christian Dior ou encore Yves Saint Laurent et Helmut Newton, Peter Lindbergh et Azzedine Alaïa ont trouvé un territoire commun où chacune de leurs expressions se veut le reflet de l’autre. De cette union sans précédent naîtront 50 photographies et 32 vêtements, aujourd’hui présentés par la fondation, lieu de vie et de travail du grand couturier. 

Refusant les standards de beauté, Alaïa sculptait directement les vêtements sur ses mannequins, tandis que Lindbergh préférait un visage laissé à nu, sans maquillage ni coiffure. Hommage à ces deux créateurs aujourd’hui disparus, dont la vocation profonde aura été de dévoiler l’authenticité de la femme, de l’être humain, et ainsi la beauté du monde.

 

Naomi Campbell, Paris, 1992 – © Peter Lindbergh (Courtesy Peter Lindbergh Foundation, Paris).jpeg

Naomi Campbell, Paris, 1992 – © Peter Lindbergh (Courtesy Peter Lindbergh Foundation, Paris)

 

Peter Lindbergh, Kristen McMenamy & Azzedine Alaïa, Paris, 1995 – © Peter Lindbergh (Courtesy Peter Lindbergh Foundation, Paris)

Peter Lindbergh, Kristen McMenamy & Azzedine Alaïa, Paris, 1995 – © Peter Lindbergh (Courtesy Peter Lindbergh Foundation, Paris)

 

AZZEDINE ALAÏA & LINDA SPIERINGS, LE TOUQUET, 1986 @ PETER LINDBERGH (COURTESY PETER LINDBERGH FOUNDATION, PARIS)

AZZEDINE ALAÏA & LINDA SPIERINGS, LE TOUQUET, 1986 @ PETER LINDBERGH (COURTESY PETER LINDBERGH FOUNDATION, PARIS)

 

 

FONDATION AZZEDINE ALAÏA
18 RUE DE LA VERRERIE 75004 PARIS
+33 (0)1 87 44 87 75

 

 




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