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GALERIE INCOGNITO AIME ANDEAS GURSKY

GALERIE INCOGNITO AIME ANDEAS GURSKY

janvier 06, 2021

“Je ne m’intéresse jamais à l’individu, mais à l’espèce humaine et à son environnement.” – Andreas Gursky 

Né le 15 janvier 1955, Andreas Gursky est l’un des plus grands photographes européens contemporains. Figure importante de l’art allemand contemporain dans les années 1990, une rétrospective de mi-carrière est organisée à la Kunsthalle Düsseldorf en 1998, suivie d’une autre qui a lieu en 2001 au MoMA de New York. Les œuvres de Gursky figurent dans les collections permanentes du Met et du Guggenheim de New York, du San Francisco Museum of Modern Art et de la Tate Modern à Londres. Il vit et travaille à Düsseldorf en Allemagne. Il fait des études à la Folkwang – Schule d’Essen ainsi qu’à l’Académie des beaux-arts de Düsseldorf. Il y suit les cours de Hilla et Bernd  Becher dont le travail témoigne de façon systématique du paysage industriel de leur pays et sert de base pour une école de photographie contemporaine. Leurs photos en noir et blanc rendent compte des vestiges architecturaux qui disparaissent, par exemple des châteaux d’eau, des silos à grain, des réservoirs de carburants, et sont le fondement de leur style. Le duo influence une génération de photographes connus désormais sous le nom de l’École de Düsseldorf dont font partie Andreas GurskyThomas Struth et Candida Höfer.

Bernd et Hilla Becher Châteaux d'eau

Bernd et Hilla Becher - Châteaux D'Eau

L’audace, la technique et le dynamisme des grands formats de Gursky portent fortement l’empreinte de ses deux professeurs. Le travail d’Andreas Gursky donne le vertige. Tout dans ses photographies donne une impression de gigantisme, de masse, de monumentalité. Il se distingue pourtant par l’attention inhabituel qu’il porte aux petits détails et à la saturation des couleurs. Elles en ont fait sa renommée mondiale. Ses images captent l’étendue, l’intensité et la densité de l’activité humaine ainsi que le rythme des mouvements, très présents dans ses photos. 

Andreas Gursky photographie inlassablement les lieux emblématiques du monde contemporain et en montre toutes les ambivalences. Un monde de la globalisation et des échanges. Du règne des réseaux et de la vitesse. L’homme de notre temps semble submergé, ne plus avoir de prise sur le monde dans lequel il vit, l’usine dans laquelle il travaille, le bâtiment dans lequel il habite. 

Andreas Gursky "Paris-Montparnasse" 1983

Andreas Gursky "Paris-Montparnasse" (1993)

Son grand format Paris-Montparnasse (1993) montre l’anonymat des nombreux étages d’un bloc d’habitation de la classe ouvrière, un symbole caractéristique de la vie dans la mégalopole postindustrielle. On observe toujours la même lecture à deux niveaux des photographies de l’artiste allemand : la vue d’ensemble et les détails (un tissu rouge qui obstrue une fenêtre, une silhouette accoudée à un balcon). L’homme ne joue alors qu’un second rôle, il est presque invisible. Ce bâtiment semble être observé par un regard froid, mécanique et indifférent. Celui d’un dieu assistant, narquois, à toute cette agitation dérisoire. 

La mondialisation photographiée

Andreas Gursky "Les Mées" (2016)

Andreas Gursky "Les Mées" (2016)

Le travail photographique de Gursky incarne visuellement la mondialisation, le capital, ses échanges et son accélération. En explorant le potentiel de la mondialisation par le biais d’une technique hybride combinant photographie et manipulation numérique, Gursky parvient à forcer notre sens de la perception au-delà de la crédibilité. Il créé ainsi un monde que nous reconnaissons, mais qui est aussi partiellement imaginé et encore non réalisé. Dans ses photos gigantesques, l’homme est alors réduit à l’état de fourmi face au pouvoir et à la puissance de la finance.

Andreas Gursky - Chicago Board of Trade II (1999)
Andreas Gursky "Chicago Board of Trade II" (1999)

Dénoncer la société de consommation

Andreas Gursky 99 cents (1999)
Andreas Gursky "99 cents" (1999)

 

Avec ses étalages à perte de vue aussi tentants qu'étourdissants, Gursky dénonce la société de consommation, lieu où le client vient assouvir ses pulsions dépensières. Comme toujours, l’artiste prend le parti assez rare de faire une prise grand-angle (normalement réservé aux paysage) dans un lieu clos. Cette technique donne donc une impression de grandeur alors même que l’espace est fermé. De plus, elle est imprimée en très grandes dimensions (2 mètres sur 3 mètres). Nous n’observons plus véritablement une esthétique du fragment car il disparait sous le point de vue totalisant et grandiloquent. Pourtant, le détail a une grande place dans cette œuvre.

Les produits attirent l’œil, nous font envie, les détails nous permettent de les identifier jusqu’à leur reflet au plafond. Cette photo fait immédiatement ressentir l’absurdité qu’il y a à amasser tant de produits, la plupart étant dispensable. Cette œuvre faisant un travail de décontextualisation permet la dénonciation parce qu’elle donne à voir la marchandise d’un nouveau point de vue, hors de son utilité. Le photographe nous montre aussi, comme pour faire opposition, des hommes, de dos, que l’on ne peut pas identifier. Ils sont insignifiants à côté des produits et de l’argent. Le supermarché est le lieu où l'homme devient l'esclave de la société de consommation sans que ce dernier en prenne forcément conscience.

 ANDREAS GURSKY AMAZON (2016)

Andreas Gursky "Amazon" (2016)

Technique

"Bahrain I" (2005)

Andreas Gursky "Bahrain I" (2005) 

Pour la plupart, ses photos sont « pensées » à l’avance, c’est un travail de composition. Gursky pense ses photos comme un peintre compose ses tableaux. Sa technique reste toujours la même. Gursky prend de la distance pour élever son point de vue (“Vision de Dieu” dira-t-il). Il utilise un appareil photo grand format dont les négatifs sont ensuite numérisés et manipulés par ordinateur. Il fait des retouches, assemble des photos, ôte ou ajoute des détails ou des parties entières, parfois pixel après pixel. Chaque photo est d’une qualité exceptionnelle et de très grande taille, pas moins de 3m x 2m voire plus ! Ce grand format invite les spectateurs à s’approcher encore plus près de ses photos, et d’admirer chaque détail d’une impeccable définition, au risque de s’y perdre.

Andreas Gursky

Andreas Gursky Utah (2017)

Les œuvres les plus récentes sont plus conceptuelles, étranges et narratives. Andreas Gursky prend encore plus de distance en utilisant l'humour : l'image de quatre anciens chanceliers allemands face à un grand tableau rouge, Iron Man enlaçant une jolie blonde sous les palmiers, les imperfections numériques d'une photo prise sur une route de l'Utah avec son téléphone en plein mouvement.

Andreas Gursky Rhein II 1999

Andreas Gursky Rhein II 1999

Andreas Gursky est le photographe de tous les records, tant par le prix de ses images que par leur immensité. Il détient le record de la photo la plus chère au monde : Rhein II 1999.

A la fois réfléchies et ingénieusement composées, les photographies de Gursky nous poussent à réfléchir à nouveau sur les paysages sociaux contemporains à travers le monde. Véritable innovateur engagé dans la réflexion et la représentation de l'époque dans laquelle nous vivons, Gursky dépeint dans chacune de ses images, un ecosystème social dans son entièreté.

En 2018, Le SouthBank Center de Londres présenta une soixantaine de photographies révolutionnaires de l’artiste du début des années 1980 à ses œuvres les plus récentes, permettant de comprendre certaines de ses images les plus emblématiques telles que Paris, Montparnasse (1993) et Rhin II (1999, remasterisé en 2015).

Voir le film de l'exposition ici

Julie Gonssard & Lison Délot




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GALERIE INCOGNITO AIME ANTON CORBIJN
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octobre 04, 2021

“La perfection coupe le souffle d'une photo. 

Je pense que les miennes respirent.”

- Anton Corbijn

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"Ce sont des projets liés profondément à la liberté. Les projets sont réalisés pour questionner notre notion de l'art. C'est une partie sincère de mon projet, qui crée un dynamisme, une force d'urgence d'être vu."- Christo

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