GALERIE INCOGNITO aime

GALERIE INCOGNITO aime "CHRISTO IN PARIS"

août 24, 2020

Christo, naturalisé américain, est né Christo Vladimirov Javacheff en Bulgarie le 13 juin 1935. Il étudie aux Beaux-Arts de Sofia, avant de quitter son pays en opposition au parti communiste au pouvoir. Arrivé à Paris, en 1958, il fréquente le groupe des Nouveaux réalistes, artistes qui privilégient les « actions-spectacles » et œuvrent avec les éléments de la société de consommation qui émerge (plastique, détritus, voitures…). C'est aussi à Paris qu'il rencontre celle qui deviendra sa compagne et sa collaboratrice, Jeanne-Claude Denat de Guillebon. Ils entament une carrière conjointe où ils ont marqué l'art contemporain de leur démesure : des enveloppements gigantesques de monuments célèbres, exigeant des sommes importantes et souvent plusieurs années de préparation pour voir le jour... de façon éphémère. 

Au sein de l’exposition rétrospective CHRISTO ET JEANNE-CLAUDE - PARIS !

au Centre national d’art et de culture Georges Pompidou (jusqu’au 19 octobre 2020), est présenté le film documentaire « Christo In Paris », passionnant, qui raconte l'itinéraire de cet artiste américain d'origine bulgare, son histoire d'amour avec sa femme Jeanne-Claude et sa lutte pour la réalisation de ce projet gigantesque. Paris est la ville où Christo et Jeanne-Claude se sont rencontrés et le Pont-Neuf était leur lieu de rendez-vous. Il fallait donc que ce pont devienne un jour un objet d’art éphémère. Ce film raconte à la fois le long chemin menant à la réalisation de ce rêve et l’histoire de deux vies.

Auteurs-Réalisateurs : David MayslesAlbert MayslesDeborah DicksonSusan Froemke - Production / Diffusion : Maysles Films

 

Des premiers repérages en 1979 jusqu'à l'aboutissement du projet en 1985, en passant par les difficiles négociations avec les décisionnaires parisiens tels que Jacques Chirac alors Maire de Paris, ou Jack Lang – Ministre de la Culture, ce film retrace les différentes étapes de l'empaquetage du Pont-Neuf par Christo.

Pendant la préparation de cet emballage hors-normes, des membres de l'équipe de l'artiste protègent le pont et l'empaquetage devant de nombreux passants qui s'interrogent. Les gens discutent, c'est la première fois qu'une œuvre d'art suscite autant de discutions entre les gens probablement. Personne ne s’étonne que les gens échangent leurs points de vue : un pont d’échange des émotions, des ressentis. Au moment de présenter l'œuvre, le public se l'appropriait en commentant ce qu'il voyait.

Pour Christo, chaque passant devient "le propriétaire" de sa création. Deux passants s’échauffent : « Tout cela resemble à une publicité personnelle ! » dit l'un. « C’est superbe ! ce serait habillé par Cardin vous trouveriez ça superbe ! Et Dior l’aurait habillé court ! » répond l’autre.

Notre manifesto Incognito se retrouve dans ce que dit un autre passant :

« Ce n’est pas gratuit l’art. Ce n’est ni gratuit ni payant. L’Art c’est exprimer ce que l’on ressent ».

Au micro de France Culture le 22 septembre 1985, un passant dit « C'est l'acte esthétique à l'état le plus pur. C’est la chose faite pour elle-même, et non pas pour autre chose. Et je crois que nous sommes tellement habitués à une fin utilitaire – y compris parfois à l’Art ! Que cela fait du bien de voir ça. C'est audacieux, la démesure est intéressante », dit-il.

Christo insiste sur le fait qu'il ne répond à aucune commande, ses projets sont initiés et financés par lui-même, ils sont "inspirés par quelque chose de très personnel : Ce sont des projets liés profondément à la liberté. Les projets sont réalisés pour questionner notre notion de l'art. C'est une partie sincère de mon projet, qui crée un dynamisme, une force d'urgence d'être vu."

 Au moment où ils tournent cette aventure parisienne de Christo et Jeanne-Claude, entre 1979 et 1985, les frères Maysles, qui connaissent le couple d’artistes depuis le début des années 1960, ont déjà réalisé deux films sur eux et leur travail, "Christo’s Valley Curtain" (1973) et "Running Fence" (1977) - et un troisième est tourné en parallèle ("Islands", 1986). 

L'EXPOSITION 

L’exposition trouve également une salle dédiée à l’emballage du pont Neuf : autour d’une vaste maquette sont exposés une dizaine de grands dessins préparatoires – pour la plupart des objets hybrides, mêlant dessin, collages (parties de plans et photos coloriées) et toile cousue. Ce sont ces travaux préparatoires qui ont entièrement assuré le financement de l’entreprise artistique, depuis la confection de la toile à Armentières (un ancien fleuron de l’industrie textile, situé dans le Nord de la France) jusqu’à son déploiement par différents corps de métier dirigés par douze ingénieurs (200 personnes œuvrant sur le site).

Le-Pont-Neuf-Dessin-Préparatoire-Christo
Christo à Paris - dessin préparatoire - (c) Christo
 Maquette-Le-Pont-Neuf-Christo
Christo à Paris - maquette  (c) 

 

Avec ces oeuvres présentées dans l'espace physique, Christo et Jeanne-Claude ont déplacé les frontières physiques - celles du Pont Neuf assurément - mais aussi et les frontières mentales qui font la différence pour le sens commun entre ce qui est de l'Art et ce qui n'en est pas. En cela ils ont  redéfini les frontières de l'art. 

Christo-Islands

L'exposition sera également un prélude à "L'Arc de Triomphe, Enveloppé (Projet pour Paris)" qui sera présenté du 19 septembre au 4 octobre 2020. 

l-arc-de-triomphe-empaquete-par-christo-en-2020




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« La sensualité a toujours été une de mes affaires. Je ne fais pas de photos stériles et formelles. J'aime faire des images qui provoquent une émotion et vous affectent dans vos sentiments. » Hans Feurer.

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"Je recherche l'inattendu. Je cherche des choses que je n'ai jamais vues auparavant."
Robert Mapplethorpe, Art News , 1988

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